Cantate BWV 3 - Ah ! Dieu, quelle affliction
Cantate BWV 3 - Ah !
Dieu, quelle affliction
Texte : Martin Moller
1
Ah ! Dieu, quelle
affliction m'éprouve en cet instant !
De quels chagrins est
semé le chemin étroit qui doit me mener au ciel !
2
Avec quelle peine la
chair et le sang, n'aspirant qu'aux vanités terrestres, sans respect de Dieu ni
du ciel, se laissent porter au bien éternel !
Tu as beau, ô Jésus, être
mon tout, ma chair reste récalcitrante.
Où dois-je diriger
mes pas?
La chair est faible,
mais l'esprit sait vouloir ;
Aide-moi donc, toi qui
connais mon cœur.
Vers toi Jésus, mes
pensées me portent.
Celui qui a confiance
en ton conseil et ton secours n'a jamais bâti sur un mauvais terrain car tu es
venu consoler le monde entier et tu as revêtu notre chair, et ta mort nous
sauve de l'éternelle corruption.
Aussi une âme
croyante peut-elle goûter l'aménité et la bonté du Sauveur.
3
Que je ressente
l'angoisse et les tourments de l'enfer mon cœur n'en doit pas moins rester
rempli d'une véritable joie céleste.
Je n'ai qu'à
prononcer le nom de Jésus qui peut dissiper comme une brume légère une douleur
insondable.
4
Ma chair et mon
esprit peuvent se consumer tu es mien, ô Jésus, et je suis tien en dépit de
tout.
Ta parole fidèle et
ton amour infini qui sont restés constants et immuables me conservent intacte
l'alliance première qui émeut ma poitrine d'allégresse, qui apaise la peur de
la mort et l'horreur du tombeau.
Si la détresse et le
dénuement m'assaillent de tous côtés, mon Jésus sera mon trésor et ma richesse.
5
Quand les chagrins
m'oppressent, je veux de toute ma joie chanter mon Jésus.
Jésus m'aide à porter
ma croix c'est pourquoi je veux affirmer avec foi :
- Il en est à jamais pour le mieux.
6
Conserve mon cœur
dans la pureté de la foi et ainsi je vivrai et mourrai pour toi seul.
Jésus, ma
consolation, veuille exaucer mon désir ardent, O mon Sauveur, puissé-je être
près de toi.
--
Traduction française
de Walter F. Bischof
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